mercredi 10 octobre 2012

Ex-libris Larcenet



Manu Larcenet

Né en 1969 de parents connus (et gentils), Manu Larcenet vit à Vélizy une enfance peinarde — en dehors des crises d'angoisse qui lui gâchent la vie. Vers dix ans, il se lance dans la BD, il en fait tous les jours et il n'arrêtera plus jamais. En 4ème, il crée un groupe punk-rock (nul) avec des copains. À l'âge requis (Larcenet n'est pas très fort sur les dates), il obtient le bac F12 de l'école de Sèvres — un bac qu'on vient de créer quasiment pour lui : très peu d'enseignement général et beaucoup de dessin, architecture, nu, poterie, tapisserie, etc.

Un peu plus tard, il ressort des Arts appliqués avec un BTS d'expression visuelle option "images de communication". Dans le même temps, il donne de plus en plus de concerts avec son groupe.

En 1991, il tente de se faire réformer de manière assez violente, mais ça ne marche pas, et il gagne un séjour en bataillon disciplinaire — une expérience qu'il ne souhaite pas à son pire ennemi. (Quoique.)
Libéré, il emménage dans un squat avec des copains musiciens et se lance à fond dans la musique, tout en continuant de dessiner. Ses dessins passent dans différents journaux de rock.

Sur un coup de tête, il laisse tomber le groupe et reprend des études qu'il laisse tomber aussi parce qu'il intègre Fluide glacial en 1994. Là, il devient à la mode et tout le monde le veut : Spirou, Dupuis, Glénat, etc. C'est la belle vie, les soirées mondaines, l'argent, les filles faciles, les substances interdites...
Dans la foulée, il fonde avec Nicolas Lebedel sa propre boîte d'édition, "Les Rêveurs", où il publie quelques albums autobiographiques qui ne cadrent avec aucune structure.

Vers la fin du XXe siècle (en gros), il rencontre Guy Vidal et sa collection Poisson Pilote encore en gestation. Le courant passe, et il s'installe chez Poisson Pilote avec Trondheim et Les Cosmonautes du futur (2000 - 2004), puis avec son frère Patrice Larcenet et Les Entremondes (2000 - 2001), puis tout seul avec Le Temps de chien (2002), Nic Oumouk et Le Combat ordinaire (2003 – 2008). Ce dernier obtient le prix du meilleur album du Festival d'Angoulême en 2004.

Entre-temps, en juin 2001, il quitte Paris et ses lumières pour la brousse lyonnaise — en gardant Vidal dans son téléphone. Ce virage existentiel notable nous vaut Le Retour à la terre, formidablement scénarisé par son copain Ferri, qui traite de l'exode urbain.

Larcenet a également travaillé d'arrache-pied sur Blast - récit très noir, traitant librement de sa part d'ombre et de sa descente aux enfers. Le premier tome, intitulé Grasse Carcasse, est sorti en 2009 et a remporté le prix des libraires de bandes dessinées en 2010. La suite, L'apocalypse selon Saint Jacky, est parue en avril 2011.

Sinon, tout va bien : il a deux enfants très mignons qui l'occupent énormément — d'où son absence remarquée dans les cocktails mondains— et il traverse une superbe crise de la quarantaine (« tout est vain et je déteste mon prochain ») qu'il relate dans L'Angélus de midi, paru en 2008 aux éditions Les Rêveurs. (Source Dargaud)

Pour voir la bande-annonce de Blast 3
http://www.youtube.com/watch?v=d4k0uDpsAUA

Pour visiter le blogue de Manu Larcenet
http://www.manularcenet.com/blog/

Pour sa bibliographie sur BD Gest
http://www.bedetheque.com/biblio-auteur-457-BD-Larcenet-Manu.html

mardi 14 août 2012

Lancement

Printemps 2012
Depuis de longs mois désormais, le Québec est témoin, spectateur, détracteur ou acteur d’une crise sociale qui, quoi qu’il advienne, a d’ores et déjà marqué son histoire, au même titre que les événements d’octobre 1970.
Initialement portée par un mouvement étudiant sans précédent au Canada – la lutte des carrés rouges contre la hausse des frais de scolarité – catalysée par la Journée de la Terre du 22 avril, cette lutte a pris une valeur et une dimension politiques inédites, après l’adoption par le parlement québecois de la loi spéciale 78 destinée à enrayer le mouvement (dénoncée par l’ONU et Amnesty International) puis l’adoption par le parlement fédéral de la loi C-38 officialisant le retrait du pays du Protocole de Kyoto.
Après des mois de manifestations quotidiennes, d’initiatives en tous genres, un collectif artistique est né : Je me souviendrai.

Journalistes, auteurs, illustrateurs, penseurs et musiciens ont répondu à cet appel pour donner une voix emplie d’optimisme et de promesses à ce « printemps québecois », à ces indignés du Nouveau Monde qui se sont levés pour dire non. Un ouvrage optimiste, destiné à ouvrir le dialogue et à tendre la main vers ceux qui souhaitent comprendre ce conflit. Un ouvrage conçu dans l’urgence qui a pour vocation de réunir une partie des initiatives qui ont marqué cette période de bouleversement. Dans une société où l’information est aussi vite lue qu’oubliée, le collectif prend le temps de revenir sur quelques uns des témoignages les plus marquants de ce printemps de contestation grâce à des supports d’expression multiples : textes, photos, illustrations, bandes dessinées, paroles de chansons.

Un ouvrage dont les droits d’auteur seront redistribués à des associations militantes (Asso pour une Solidarité Syndicale Etudiante et Amnesty International).




les Auteurs

Ce livre est né à l’initiative de Soulman, auteur français installé au Québec depuis plus de 5 ans.

Il implique nombre de journalistes et penseurs québécois (Normand Baillargeon, Hugo Latulippe, Stéphane Laporte, Léa Clermont-Dion, Laure Waridel, Éric Pineault, etc.), de réalisateurs, photographes, comédiens et metteurs en scène (Samuel Matteau, Adib Alkhalidey, Frédéric Dubois), d’auteurs de BD québécois (Jimmy Beaulieu, Paul Bordeleau, Michel Falardeau, Philippe Girard, Fred Jourdain, Francis Desharnais, Antoine Corriveau, etc.) mais aussi français (Maximilien Le Roy, Clément Baloup, Soulman, Jérôme D’Aviau, Johanna Schipper).

L’ouvrage a également reçu le soutien du metteur en scène Dominic Champagne, du musicien Nicolas Pellerin et de nombreux autres artistes Québécois.

jeudi 26 juillet 2012

Jason en dédicace

De son vrai nom John Ame Sæterøy, Jason réalise à l'âge de 12 ans sa première histoire dessinée après avoir découvert l'un des nombreux albums cultes de Tintin. A 15 ans, il propose déjà des strips qu'il parvient à vendre à un magazine humoristique norvégien. Une grande victoire pour ce jeune dessinateur ! Evidemment, l'argent gagné est immédiatement réinvesti en BD. Il fait alors une école d'art à Oslo. Mais s'il veut faire carrière dans la BD avec un style franco-belge, la Norvège n'en est pas grande fan. Réalisant dès lors que seule une poignée d'auteurs est capable de vivre de ses pinceaux, le jeune homme se diversifie et propose des concepts originaux. Doué pour cela, il accouche de cases larges, claires et dépouillées, comme d'histoires sombres et cyniques. Ses personnages sont représentés par des animaux - chiens, oiseaux, lapins - parfois volontairement difficiles à distinguer. Dans les pays francophones, il est connu des éditions Atrabile chez qui il publie plusieurs de ses albums dont 'Attends', 'Chhht !' ou plus récemment 'Des morts et des vivants'. S'il est par ailleurs édité aux Etats-Unis chez Fantagraphics, l'un des plus grands indépendants, c'est en 2004 qu'il se montre infidèle et se fait publier chez Carabas. En 2006 et 2007, Jason sort 'J' ai tué Adolf Hitler', un album épuré et doté d'un symbolisme percutant, puis publie encore 'Coïncidence', 'Le Secret de la momie', et 'Le Dernier Mousquetaire'. (Source Bédéthèque)
Le style de ses bandes dessinées est caractérisé par un extrême dépouillement des cases, larges et claires. Nombre de ses œuvres sont par ailleurs sans dialogue. Les histoires de Jason sont souvent très sombres, très cyniques. Les personnages sont souvent représentés de manière anthropomorphique par des animaux (des chiens, des oiseaux, des lapins) parfois (volontairement) difficiles à distinguer. (Wikipédia)
Pour en savoir plus sur Jason consultez son blogue http://catswithoutdogs.blogspot.ca/

samedi 7 juillet 2012

Guy Delisle chez Planète BD

Né en 1966 à Québec (Canada), Guy Delisle se passionne enfant pour les classiques de la bande dessinée franco-belge (Astérix, Tintin, Blake et Mortimer, etc.) avec une prédilection particulière pour Lucky Luke de Morris et Goscinny qu’il conservera à l’âge adulte. C’est décidé, il sera donc auteur de bande dessinée ! Mais ce n’est pas chose facile : le marché de la bande dessinée est quasi-inexistant au Québec et aucune école ne forme les dessinateurs en herbe aux subtilités de l’art séquentiel... Qu’à cela ne tienne : Guy Delisle effectue donc un détour par le cinéma d’animation, dont il apprend les bases au Sheridan Collège de Toronto, avant de s’embarquer pour l’Europe en 1988, en quête de débouchés professionnels. C’est le début d’une carrière d’animateur d’une dizaine d’année au cours de laquelle il va travailler avec les plus grands noms de l’animation européenne : après une année passée dans un studio allemand, il rejoint en 1990 la jeune équipe de Folimage à Valence, participant à de nombreuses productions du studio. Déjà friand de voyages, il enseigne l’animation pendant un an à la Réunion avant de réaliser son propre court-métrage, Trois petits chats, en 1994. Ce film lui vaut d’être remarqué par le grand réalisateur Michaël Dudok De Wit, avec lequel il collabore sur Le Moine et le poisson, primé au festival d’Annecy en 1995. Par la suite, Guy Delisle participe à la production de nombreuses séries TV : Papyrus, Les Contes du chat perché et même... La Mouche d’après Lewis Trondheim. C’est son expérience de superviseur de l’animation en Chine sur la série tirée de la BD Papyrus qui lui fournit la matière de Shenzhen, à la fois carnet de voyage et chronique drôlatique d’un animateur confronté au système de production chinois et, plus largement, à une culture impénétrable. Le virus de la bande dessinée s’est en effet à nouveau emparé de Guy, qui publie la plupart de ses travaux à l’Association: outre Shenzhen, citons Aline et les autres, remarquable exercice de style proche de son travail en animation, cité par le Comics Journal parmi les 5 meilleurs albums européens parus en 1999, et suivi en 2001 par Albert et les autres. Dessinant parallèlement la série humoristique Inspecteur Moroni chez Dargaud, l’auteur publie en 2002 Pyongyang, un nouveau récit de voyage lié à son métier d’animateur, cette fois en Corée du nord. Entre le labeur ubuesque de l’animateur dans un studio frisant l’amateurisme et les visites obligatoires dans les monuments à la gloire des tyrans nord-coréens, ce nouveau volume est un témoignage aussi précieux qu’hilarant sur l’un des pays les plus fermés de la planète. Par son regard à la fois acéré et bienveillant sur une culture étrangère, Chroniques birmanes constitue le prolongement de la démarche initiée avec Shenzhen et se présente comme le troisième volet de la série d’ouvrages que Guy Delisle a consacré à ses voyages en Asie. (Texte © Delcourt)


Plus de détails sur la venue de Guy Delisle au Québec sur http://fbdfq.com/


mardi 26 juin 2012

Jack l'Éventreur



NOUS AVONS TOUS EN NOUS UNE PART DE FOLIE QUI NE DEMANDE QU’À ÊTRE LIBÉRÉE

Londres 1888.

Le Mal s’abat sur la capitale européenne, un monstre sanguinaire tue et dépèce des prostitués dans les bas-fonds de Whitechapel, on le surnomme Jack l’Éventreur. À Scotland Yard, l’inspecteur Frederick Abberline et son équipe mènent l’enquête. Entre lettres anonymes, dénonciations calomnieuses, milices qui font la loi et le peu d’indices qu’il recueille au fil de ses virées nocturnes, le commissaire s’égare… D’autant qu’il est secoué par les démons de son passé trouble. George Godley, son assistant, s’interroge sur son supérieur. D’inquiétantes coïncidences l’amènent à penser qu’Abberline est lié à tous ces meurtres… Tous les deux sont-ils prêts à découvrir l’insoutenable vérité ?
Jean-Charles Poupard est un dessinateur et illustrateur, né le 8 décembre 1985.
En 2007, il obtient sa licence d'Arts Plastiques à l'Université de Rennes, avant de rentrer, un an plus tard, à l'école des Arts supérieurs de Pivaut à Nantes. Il y fait la connaissance de Timothée Montaigne, qui eu une importance notable sur son orientation graphique et narrative en Bande dessinée. En avril 2010, alors qu'il lui restait encore un an à faire pour décrocher son diplôme, Jean-Charles est recommandé par Laurent Miny (illustrateur et enseignant à l'école Pivaut) auprès de Jean-Luc Istin, directeur de collection aux éditions Soleil. Trois mois plus tard, il signe son premier album Jack l'éventreur, sur un scénario de François Debois. L'album sort le 16 mai 2012, alors qu'il travaille déjà depuis plusieurs mois au dessin, à la couleur et co-scénarise le deuxième tome de ce diptyque sur Jack l'éventreur. (Source : Soleilprod)

À l'occasion de la sortie de la première partie de Jack l'Éventreur, chez Soleil, Planète BD reçoit

Jean-Charles Poupard en dédicace ce samedi 30 juin dès 14h

Bienvenue!

jeudi 12 avril 2012

Ab Irato - Lancement montréalais du deuxième tome!

Montréal, 2111. Le niveau de l'eau a dramatiquement monté, la population mondiale a chuté de 12 à 3 milliards. Bienvenue dans notre futur.
Les premiers jours de Riel dans la capitale l'ont plongé immédiatement dans la tourmente : la jolie Neve, qu'il venait à peine de rencontrer, a été prise en otage ! Elle et d'autres innocents sont parqués dans le vieux Montréal par des rebelles prêts à tout. Impuissant, révolté lui aussi, Riel ronge son frein… C'est alors qu'il apprend par la police qu'il a été décidé de purger le problème : plus aucune trace, plus aucun témoin, ni rebelles, ni otages…

L'intrigue parfaitement ficelée et le dessin de Thierry Labrosse s'inscrivent dans la plus pure tradition de la BD de science-fiction.

Auteur BD, illustrateur et peintre, Thierry Labrosse vit de son art depuis 20 ans déjà. Ses premières armes il les fait à la fin des années 80 en publicité, se spécialisant tout particulièrement en maquettes de présentation et storyboards couleur. Ce travail servait à vendre les concepts de campagnes publicitaires aux grands décideurs d'entreprises. Assez rapidement il se taille une place de choix dans ce domaine, attirant les plus grandes agences de Montréal à faire appel à ses services.
Au cours des années 90 c'est dans le milieu du dessin animé qu'il concentre ses énergies. Il réalise de nombreux storyboards pour des séries télévisées canadiennes, françaises et américaines. C'est dans cette même décennie qu'il commence une collaboration avec le scénariste Christophe Arleston, scénariste notamment de la série Lanfeust de Troy. Ensemble, ils créeront l'album Bug Hunters ainsi que les cinq premiers tomes de la série Moréa publiés aux éditions Soleil. En dehors de ce parcours professionnel, Thierry Labrosse dessine et peint pour lui-même depuis toujours. (Source : Glénat et http://www.thierrylabrosse.com/)

Planète BD et Hachette Canada vous invite au lancement montréalais du deuxième tome d'Ab Irato
Descente aux enfers, publié chez Vents d'Ouest,

le jeudi 26 avril dès 18h

Un vin d'honneur sera servi. Venez célébrer avec nous!

jeudi 5 avril 2012

Réal Godbout et Pierre Fournier en dédicace!

 
Dessinateur et coscénariste des séries Michel Risque et Red Ketchup, Réal Godbout est né à Montréal en 1951. Atteint dès l’enfance par le virus de la bande dessinée, il commence à dessiner en 1969 après quelques trimestres d’études sans conséquences. C’est au cours des années 1970 que Réal Godbout deviendra l’un des chefs de file de la renaissance de la bande dessinée québécoise, cette période d’effervescence que l’on a souvent appelée « le printemps de la BDQ ». Réal Godbout travaille également comme illustrateur et a produit Outaouais. Il est élu au Temple de la renommée de la bande dessinée canadienne en une série de bandes dessinées pour le magazine Les Débrouillards. Depuis 1999, il enseigne la bande dessinée à l’École multidisciplinaire de l’image de l’Université du Québec en 2009.

Scénariste, dessinateur et ardent promoteur de la bande dessinée québécoise, Pierre Fournier est né à Montréal en 1949. En 1973, il crée le Capitaine Kébec, personnage phare de la BDQ. En 1975, il anime Les Amis du Capitaine Kébec, une émission de télé consacrée à la bande dessinée, la première du genre en Amérique du Nord. Dans les années 80, il travaille pour Marvel Comics. Il collabore pendant quinze ans au magazine Croc, notamment comme coscénariste des aventures de Michel Risque et de Red Ketchup. En 1991, il reçoit le premier prix Albert-Chartier pour sa contribution à la bande dessinée québécoise. Il est intronisé au Temple de la renommée de la bande dessinée canadienne en 2008. Parallèlement à sa carrière en bande dessinée, Pierre Fournier oeuvre comme scénariste à la télévision. Il est également historien, spécialiste de la littérature fantastique et du cinéma d’épouvante et auteur d’un blogue, Frankensteinia, récipiendaire du prestigieux Rondo Award. (Source : La Pastèque)



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En état de crise métapsychique, Red Ketchup se met à glisser à travers les âges et à réécrire, à sa manière excessive, l’histoire de l’humanité.
Aidée d’un puissant chaman, Sally Ketchup se lance à la poursuite de son frère basculé hors du temps et totalement hors de contrôle.

Une chasse à l’homme sur fond d’apocalypse temporelle.

Voici enfin le tome 5 de Red Ketchup, jamais publié en album et qui arrive en librairie en même temps que l'intégrale 1 des aventures de notre agent secret préféré.

Planète BD vous invite à rencontrer les auteurs Réal Godbout et Pierre Fournier

le vendredi 20 avril dès 18h

Un ex-libris exclusif vous sera remis gratuitement à l'achat d'un album de la série des Red Ketchup ou de l'intégrale. Réservez-le dès maintenant!

Un vin d'honneur sera servi.

Au plaisir de vous retrouver!